La jeune lauréate du Prix Découverte Rfi 2014 a fait chavirer tous les cœurs. Plus qu’un simple concert, c’est tout un festival de musique et de danse qu’elle a offert pendant la soirée du mercredi 18 mars à l’IFB.
« Mwiriwe », dira-t-elle après deux premiers morceaux joués de toute haleine. Le public est tout de suite conquis. Marema, tout en touchant les cordes de sa guitare, vient de toucher à la corde sensible de son auditoire.
Les morceaux se succèdent, les uns plus beaux que les autres. L’assistance tape des pieds, des mains, opine du chef. La musique de Marema est un voyage, un régal. Certaines sonorités nous emportent au Sénégal, son pays natal, d’autres dans les Caraïbes, un hommage à Cesaria Evora, une diva à qui elle s’identifie en jouant pieds nus.
On n’a pas le temps de se remettre de la précédente chanson que la suivante nous emporte, plus entraînante que la première. Les deux guitaristes et le batteur qui l’accompagnent n’y sont pas étrangers. Ce sont des virtuoses, la musique filtre de leurs doigts, suinte de leurs corps.
Son public, son soutien
Au milieu du spectacle, Marema s’arrête, emportée par l’émotion. Elle vient de perdre un ami cher la veille. Mais son public est là, compatissant, aimant. Il la porte, l’emporte, la réconforte. Tous ces spectateurs sont des amis, aussi chers que celui qu’elle ne reverra jamais. Pour eux, elle se reprend, décidée à tout donner. Les morceaux suivants sont poignants, vivants, sincères.
Plus tard, l’invitation sur scène qu’elle lance enflamme un public déjà échaudé. On danse comme on sent, on danse comme on aime, on danse comme on est : Amayaya, rumba, toutes les influences. On danse comme Marema. Et On s’époumone à gorge déployée sur «Femme d’affaire.»
Conquistador
Tout le monde sort de la salle subjugué. La présence scénique de Marema a d’abord captivé, puis asservi, délicieusement. « Elle mérite la place qu’elle a eu », assure Bobona, deuxième au Prix Découverte RFI.
Grâce a dansé sur scène : « J’ai senti l’appel de sa musique, je n’ai pas pu résister.» Elle ajoute : « Marema est une femme, elle devrait servir d’exemple à toutes les filles burundaises. »
Eric Amiens, présentateur du Club RFI, fait la tournée avec Marema. « Comme toujours, le rythme était beau. Mais plus qu’ailleurs, au Burundi, je me suis senti avec le public, je me suis senti comme chez moi. »
Une soirée avec Marema, une expérience inoubliable. On y entre curieux et on en sort conquis, exalté, amoureux de cette langue universelle qu’est la musique, qu’on n’a pas besoin de comprendre pour aimer.
Quelle commentaire surtour
Comme c’est beau ce commentaire cher journaliste Armel!
Très beau reportage Mme.
Bravo bravo et encore attendons- nous de toi d’autres plus succullents.
Merci Mme.
Armel
Pardon je ne savais pas si tu étais Mr mais l’ essentiel c’ est votre beau reportage.