Lors d’une émission publique des porte-paroles tenue dans la province de Rumonge, le 28 mars dernier, le porte-parole du gouvernement a rassuré les Burundais que, bientôt, le commerce des minerais allait résoudre la pénurie récurrente de carburant. Un économiste se pose une question : « N’est-ce pas une rhétorique politique déconnectée des réalités économiques et structurelles du Burundi ? »
Par Stanislas Kaburungu,Fabrice Manirakiza et Unique-Yvette Irakoze
« Ne vous inquiétez pas, la pénurie actuelle de carburant ne signifie pas la pénurie de demain. Sous peu, nous commencerons à pousser des conteneurs de minerais exportés du Burundi au nom de la République. Les dollars viendront et le pétrole sera disponible, mais il faut faire preuve d’esprit patriotique », répond Jérôme Niyonzima, porte-parole du gouvernement, à la question sur la pénurie de carburant, lors d’une émission publique tenue ce 28 mars.
Le 25 mars 2025, le président de la République, Evariste Ndayishimiye, avait réuni les représentants des coopératives opérant dans le secteur minier pour échanger sur les voies et moyens d’assainir le secteur minier. « Chaque coopérative devra préciser la quantité de minerais qu’elle pourra obtenir, dans l’objectif d’établir des statistiques qui seront prises en compte lors de la fixation du budget général de l’État. » Et d’ajouter : « Vous devez savoir que les substances minérales constituent la propriété exclusive de l’État, comme l’indique l’article 7 du Code minier, et ses dividendes profitent à toute la population burundaise. » Dans la foulée, le chef de l’État a demandé à la population de renseigner l’Office burundais des mines (OBM) sur toute propriété qui aurait un sous-sol minier.
Le président Evariste Ndayishimiye a rassuré les coopératives et les entreprises minières que les affaires dans ce secteur se font sous le principe de gagnant-gagnant. Toutefois, il fait savoir que le gouvernement du Burundi maintient « la tolérance zéro à toute personne qui sera coupable de détournement, de non-renseignement, de fraude et de corruption dans le secteur minier ».
Des dividendes qui se font toujours attendre
Lors de la séance plénière du 25 septembre 2024 à l’Assemblée nationale, les déclarations du ministre burundais des Finances de l’époque, Audace Niyonzima, ont laissé sans voix les députés. Selon lui, durant l’année budgétaire 2023-2024, les recettes attendues s’élevaient à 26 008 148 741 BIF, mais seulement 6 273 590 939 BIF sont arrivées dans le Trésor public, soit un taux de 24 % des prévisions.
Sur les propos du porte-parole du gouvernement, un économiste qui a requis l’anonymat s’interroge : « N’est-ce pas une rhétorique politique déconnectée des réalités économiques et structurelles du Burundi ? Une analyse critique s’impose pour démêler les promesses des faits et esquisser ce qui pourrait réellement transformer les minerais en levier de développement. »
Réactions
Bellarmin Bacinoni : « Il serait intéressant de se pencher sur les causes de variation de la quantité d’or vendue. »
Le chargé de la communication à la Banque de la République du Burundi (BRB) explique que, d’après les statuts régissant cette institution, c’est-à-dire la loi numéro 1/34 du 2 décembre 2008, l’article 10 stipule que la Banque centrale peut faire des opérations sur les minerais et effectuer des opérations sur des monnaies étrangères, c’est-à-dire l’or ou d’autres métaux précieux. Bellarmin Bacinoni fait savoir que, jusqu’à aujourd’hui, la BRB peut acheter ou vendre de l’or : « Les statistiques qui sont publiées sur le site web de la BRB depuis 2016, puisque c’est depuis 2016 que la Banque centrale a décidé d’acheter et de vendre de l’or, montrent une variation à la hausse comme à la baisse. On voit que les quantités qui sont vendues par les exploitants miniers, surtout les exploitants de l’or, varient. »
Cela montre que, si les personnes habilitées s’y penchent, il y a moyen de détecter les causes de cette variation puisque la Banque peut, par exemple, constater qu’en 2018, l’or qui avait été vendu a rapporté 100 776 000 BIF tandis qu’en 2019, c’était 123 429 000 000 BIF. En 2023, les recettes issues de la vente de l’or se sont élevées à 187 547 000 000 BIF.
Tout le monde peut voir qu’il y a une certaine variation de la quantité, donc du montant tiré de la vente de l’or. « Il serait intéressant de se pencher sur les causes de cette variation afin d’y remédier et d’augmenter la quantité vendue de l’or, mais pourquoi pas aussi d’autres minerais. Cela pourrait significativement contribuer à l’augmentation des devises du pays. »
N.G : « Pour que les minerais deviennent un véritable facteur de développement, le Burundi doit dépasser les discours populistes. »
Selon cet économiste, l’annonce du porte-parole du gouvernement semble répondre à une urgence nationale. « La pénurie de carburant, qui paralyse les transports et l’économie informelle, est un symptôme criant des déséquilibres économiques burundais, notamment sa dépendance aux importations et son manque chronique de devises. »
D’après lui, l’idée de mobiliser les richesses minières comme l’or, le coltan ou les terres rares, pour financer ces besoins, peut séduire. Ce professeur d’université affirme qu’après tout, le sous-sol burundais regorge de ressources potentiellement lucratives, et leur exportation pourrait, en théorie, renflouer les caisses de l’État.
Mais, poursuit-il, le discours reste vague sur les mécanismes concrets. « Quels minerais ? Quels marchés ? Quels délais ? Sans calendrier précis ni données chiffrées, cette promesse ressemble davantage à un pansement rhétorique qu’à un plan viable. »
Il ajoute que l’appel au patriotisme comme remède à la crise actuelle sonne creux : « Demander aux citoyens d’endurer les files d’attente et les prix exorbitants du marché noir en attendant des “conteneurs de minerais” exportés revient à reporter la responsabilité sur une population déjà exsangue. » Selon la Banque mondiale, souligne-t-il, le Burundi affiche un PIB par habitant stagnant autour de 239 dollars en 2023, l’un des plus faibles au monde. Dans ce contexte, cet économiste fait savoir que la patience patriotique ne peut remplacer une stratégie économique tangible.
« Passer à une exploitation industrielle sous contrôle étatique est une tâche difficile. »
« Même en admettant que le gouvernement parvienne à exporter des minerais à court terme, plusieurs obstacles structurels jettent un doute sur la viabilité de cette approche. » Il rappelle que, malgré des gisements prometteurs, l’extraction reste artisanale, mal régulée, et souvent entachée de contrebande vers les pays voisins comme la RDC ou la Tanzanie. « Passer à une exploitation industrielle sous contrôle étatique nécessiterait des investissements massifs en infrastructures, en expertise et en technologie, des ressources que le Burundi, endetté et sous sanctions internationales partielles, peine à mobiliser. »
Il estime aussi que la dépendance aux cours mondiaux des minerais expose le pays à une volatilité dangereuse, en donnant l’exemple de l’or ou du coltan, qui peuvent rapporter des devises lorsque les prix sont élevés, mais une chute soudaine, comme celle observée en 2022 pour certains métaux, pourrait réduire à néant les gains escomptés : « Le gouvernement semble ignorer cette réalité en présentant les minerais comme une solution miracle, sans mentionner un plan de diversification ou de résilience économique. »
Il affirme aussi que la centralisation du commerce minier par l’État soulève des inquiétudes sur la gouvernance. Il indique que le Burundi est classé 171e sur 180 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International (2023). « Sans mécanismes transparents de gestion des revenus, selon lui, il est probable que les dollars promis profitent davantage à une élite qu’à l’approvisionnement en carburant pour tous. » Il donne l’exemple de pays riches en ressources, comme la Sierra Leone ou le Soudan du Sud, qui montrent que les minerais peuvent alimenter la corruption autant que le développement.
« Le Burundi doit dépasser les discours populistes. »
Pour que les minerais deviennent un véritable facteur de développement, N.G. suggère que le Burundi doit dépasser les discours populistes et s’attaquer aux racines du problème. Il estime qu’en premier lieu, il faut investir dans une cartographie précise des gisements et dans des partenariats internationaux crédibles, pas seulement avec des acheteurs, mais avec des entreprises capables de moderniser l’extraction : « Cela implique de lever les barrières diplomatiques, notamment en apaisant les tensions avec les bailleurs de fonds occidentaux qui ont suspendu leur aide depuis la crise politique de 2015. »
En second lieu, il recommande qu’une partie des revenus miniers soit réinvestie localement, dans des infrastructures (routes, électricité) et des secteurs clés comme l’agriculture, qui emploie 90 % de la population. D’après lui, plutôt que de tout miser sur l’importation de pétrole, le gouvernement pourrait viser une autonomie énergétique partielle, par exemple via des projets d’énergie renouvelable adaptés au contexte burundais.
« Enfin, la transparence est non négociable. Un fonds souverain ou un comité indépendant chargé de superviser les recettes minières, avec des rapports publics réguliers, pourrait rassurer les citoyens et les investisseurs. Sans cela, la promesse de Niyonzima risque de n’être qu’un écho des ambitions non réalisées qui jalonnent l’histoire économique du pays. »
Il conclut en disant que le porte-parole, Jérôme Niyonzima, a raison sur un point : « Les minerais pourraient, en théorie, changer la donne pour le Burundi. Mais son discours, tel que présenté à Rumonge, sent l’improvisation politique plus que la stratégie réfléchie. Face à une crise immédiate comme la pénurie de carburant, les mots ne suffisent pas. » Selon lui, il faut des actes, des chiffres, et une vision qui dépasse l’horizon des prochaines élections. « Les Burundais méritent mieux qu’un patriotisme invoqué pour masquer l’inaction. Si le gouvernement veut transformer ses minerais en moteur de développement, il devra bâtir sur des fondations solides, pas sur des promesses flottantes. »
André Nikwigize: « Il faut un régime fiscal “convenablement” structuré, un renforcement des capacités et une bonne gouvernance. »
Vous avez beaucoup de doutes sur l’exploitation efficiente des ressources minières. Pourquoi?
Il s’agit tout d’abord d’exploiter et de vendre, transformé ou non, un produit dont le stock est voué à s’épuiser. De plus, l’activité minière s’exerce sur des superficies qui, généralement, sont réservées à l’exploitation agricole, et, par conséquent, il y a un risque de pousser des populations dans l’insécurité alimentaire. La mauvaise gouvernance et l’absence de réglementation stricte peuvent conduire à des exploitations sauvages et à des conflits entre communautés.
En rapport avec le point précédent et la corruption, il apparaît un phénomène d’évasion fiscale, que ce soit par les opérateurs nationaux ou les compagnies internationales. Un autre facteur de doute est que l’activité minière requiert des technologies avancées et des capitaux qui ne sont pas toujours à la disposition des pays en développement comme le Burundi. Et enfin, l’activité minière industrielle requiert une quantité importante d’électricité, qui, au Burundi, est très insuffisante.
Ce sont des facteurs qui, non seulement, garderont les gisements de minerais enfouis sous la terre pour longtemps encore, mais entraîneront également des extractions minières pouvant générer des effets inverses à ceux attendus, si des politiques strictes ne sont pas prises, avec des mesures de suivi également rigoureuses.
Pourtant, le Burundi nourrit une passion pour faire des ressources minières une source de prospérité…
Dans un récent entretien avec les opérateurs économiques, le président Evariste Ndayishimiye fustigeait le paradoxe d’un Burundi doté d’importantes quantités de ressources minières, mais qui reste pauvre et sans devises. Il a souligné que les opérateurs miniers préfèrent entreprendre des activités d’exploitation minière dans une totale opacité, exportant leurs produits de façon frauduleuse, sans payer de taxes, tout en bénéficiant de complicités au sein de son administration.
D’autre part, les mêmes opérateurs s’en prenaient aux services de l’administration qui ne délivraient pas, à temps, les autorisations nécessaires pour entreprendre leurs activités. Ils indiquaient qu’ils étaient conscients que tout le pays regorge de ressources minières non encore exploitées. Et le Chef de l’État de confirmer aux gouverneurs de provinces que, dans leurs régions respectives, existent bel et bien d’importantes réserves de minerais. Quelques mois plus tôt, le même Chef de l’État, en province de Kirundo, avait indiqué à la population la découverte d’un gisement minier important, qui assurera au Burundi d’importantes ressources financières et des devises suffisantes, permettant au pays de dire adieu à la pauvreté et à la pénurie de devises, et ce dans un horizon très proche.
Les autorités burundaises n’hésitent pas à promettre que, en rapport avec ce grand objectif d’exploitation minière à grande échelle, les programmes d’électrification en cours permettront, dans un délai très court, de couvrir aussi bien l’accès à l’électricité à toute la population que les besoins en énergie pour l’exploitation minière et l’industrialisation.
Alors ces ressources mythes ou réalité ?
Et pourtant, tous les experts savent que d’importantes ressources minières existent au Burundi depuis plusieurs décennies. Ces ressources minières, exploitables, sont évaluées à plusieurs millions de tonnes. Il s’agit de l’or, du nickel, du coltan, des terres rares, de la cassitérite, entre autres. À ce jour, elles sont exploitées soit de manière artisanale par des opérateurs nationaux, soit par des compagnies internationales, et cela depuis plusieurs années. L’État ne semble percevoir que des miettes au titre de recettes fiscales découlant des ventes de ces minerais.
Est-ce qu’il peut y avoir une concurrence entre extraction minière, exploitation agricole et protection de l’environnement ?
Le Burundi est un petit pays de 25 000 kilomètres carrés (cultivables), avec une densité démographique de plus de 450 habitants par kilomètre carré. L’exploitation agricole par habitant est de moins de 0,20 hectare. C’est cette même superficie qui occupe plus de 80 % de la population, dont elle tire les moyens de subsistance, et sur laquelle sont produits les principaux produits d’exportation, source de devises, en particulier le café, le thé ou d’autres produits agricoles.
Il est connu que l’industrie minière contribue au double phénomène d’amenuisement des terres cultivables et de la dégradation de l’environnement. Que vont devenir les paysans qui vivent de l’agriculture, du fait que leurs terres seront occupées par des activités minières ? Par exemple, on connaît des pays, en Afrique ou ailleurs, dans lesquels de grandes étendues de terres arables ont été consacrées aux concessions minières. Un pays, qui était auparavant exportateur de certains produits agricoles, devenant, du jour au lendemain, importateur mondial de produits alimentaires à cause des activités minières qui ont accaparé les terres cultivables.
L’impact environnemental de l’exploitation minière est particulièrement lourd. Les projets d’exploration minière à ciel ouvert occasionnent des volumes importants de terres et de rocs déplacés, et assèchent les ressources hydriques, avec des risques considérables pour la vie des populations.
Peut-on parler de malédiction des ressources minières et de risques de conflits ?
Cette pression sur les terres et l’eau, rares et précieuses, est souvent à la source de nombreux conflits en Afrique. Selon le PNUE, « depuis 1990, au moins dix-huit conflits violents ont été alimentés par l’exploitation des ressources naturelles. En fait, des recherches récentes suggèrent que quarante pour cent des conflits internes survenus au cours de ces soixante dernières années ont un lien avec les ressources naturelles » (2009).
Les conflits provoqués par l’activité minière tendent à prendre de plus en plus la forme de conflits socio-environnementaux. Conscients de l’impact négatif que leurs activités extractives exercent sur les populations — pauvreté, maladies respiratoires et hydriques —, les opérateurs miniers s’entourent de la protection de personnalités haut placées dans l’administration, qui les couvrent en cas d’éventuelles protestations des villageois, ou bien lorsque des fonctionnaires véreux tenteraient d’appliquer les lois en vigueur, en interdisant ou en limitant des extractions minières sauvages non respectueuses de l’intérêt des villageois ou de l’environnement. Certains iront jusqu’à constituer des groupes armés ou des milices, chargés de la protection de leurs gisements. Il arrive des cas d’affrontements entre groupes armés ou d’assassinats de citoyens. Dans certains pays, il est même apparu le phénomène des « minerais du sang ».
L’exploitation des mines requiert des technologies avancées et des capitaux importants. Quid du Burundi ?
Le mode opératoire de l’extraction des mines requiert des technologies avancées et d’importants capitaux, qui ne sont pas à la disposition des pays en développement, comme le Burundi, à moins de mettre en place des mesures incitatives suffisantes pour attirer et protéger les capitaux étrangers.
Au cours des années passées, les investissements étrangers au Burundi se sont fortement amenuisés, passant de 221 millions USD à 34 millions USD entre 2018 et 2023. À titre d’exemple, l’exploitation du nickel de Musongati requiert un investissement minimal de 15 milliards USD. Comment mobiliser un tel montant à partir d’un investissement direct étranger de 34 millions USD actuellement ?
D’autre part, les minerais industriels utilisent des technologies sophistiquées et nécessitent relativement peu de personnel, ce qui est déjà en soi une source de frustration pour les populations et de tensions par rapport aux espoirs initiaux qu’elles avaient nourris au lancement de tels projets. Par conséquent, l’argent investi ne se traduit ni en bénéfices pour l’État, ni en réduction de la pauvreté.
Et l’électricité ?
L’extraction minière industrielle requiert d’importantes quantités d’électricité. Le Burundi fait face à un déficit d’électricité, aussi bien pour les ménages que pour les industries. Avec une capacité installée de 90 MW, seulement 11 % de la population a accès à l’électricité.
Dans son programme, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre une capacité installée de 287 MW à l’horizon 2027, et de garantir un accès universel à l’électricité en 2030, conformément à l’objectif des Nations unies. Nous sommes à deux ans de l’horizon 2027, et les seuls projets en cours sont ceux de Jiji et Murembwe, pour une production supplémentaire d’environ 50 MW. Cette capacité totale (140 MW) permettra à peine de couvrir 15 % de la population.
On se demande comment il sera possible de couvrir les besoins des ménages, des industries et de l’extraction des mines à l’horizon 2030. À titre d’exemple, pour produire 1 million de tonnes de nickel, il faudrait au moins 800 MW. Il est, par conséquent, évident qu’il sera impossible d’exploiter des minerais sans une énergie suffisante.
L’évasion fiscale relative à l’impôt sur les sociétés reste élevée
Malgré l’existence du Code Minier, qui vise à rééquilibrer les intérêts des opérateurs miniers et de l’État, les revenus perçus par l’État sont toujours inférieurs aux recettes fiscales attendues, souvent deux à trois fois plus faibles que les rentes minières issues de l’extraction.
L’évasion fiscale reste donc élevée, de même que la corruption. Elle prend la forme de transferts de minerais entre les compagnies opérant dans un pays et une filiale se trouvant à l’étranger. L’objectif est de vendre le minerai à un prix inférieur à celui du marché international, ce qui entraîne une baisse des bénéfices déclarés dans le pays d’origine. Le Burundi vit cette forme d’évasion fiscale, que ce soit par des opérateurs nationaux ou par des compagnies internationales. D’autres pays africains ou latino-américains connaissent également ces fâcheuses expériences.
Que doit faire le gouvernement ?
L’État devrait être à même de jouer un rôle d’arbitre, en assurant l’équilibre entre, d’une part, la promotion et la facilitation des investissements, une imposition financière adéquate des entreprises minières, et une atténuation des dégâts occasionnés ; et, d’autre part, entre les intérêts des populations locales et ceux des multinationales. Pour cela, il faut un régime fiscal « convenablement » structuré, un renforcement des capacités et une bonne gouvernance, et veiller à ce que les activités extractives n’engendrent pas de conflits.
Quelle blague de mauvais goût venant d’un responsable gouvernemental!
Ça dépasse le paupulisme et il s’agit plutôt de l’amateurisme tous azmuts.
Il y a lieu de se demander s’il y a vraiment un pilote dans cet avion qu’est le Burundi🤐🤔
Ul faut cesser de se mentir
1) Il n’y a pas de gisement minier qui n’était pas connu il y a 10 ans.
Si le pays a été incapable de les exploiter à large échelle, si ubu bazobishobora.
2) Et puis l’abondance de minerais n’a jamais développé un pays. Les cas patents: la RDC, Haïti, Simali, etc..
des discours interminable,les citoyens perdent foi dans les institutions,les fonds publics sont mal utilisés ou détournés,le petits pot-de-vin nuisible mais parfois tolérée,réseaux mafieux,détournement massif,
tout ça pas de carburants etc….