Estimés à plus de 300 enfants et âgés entre 8 ans à 17 ans, ces enfants sont souvent des orphelins, des jeunes issus de familles séparées par des divorces, abandonnés, etc.
<doc6273|left>" Communément appelés {Abaterekwa} en kirundi, ils servent à nettoyer les pirogues et le matériel de pêche, puis apprennent le métier de pêche la nuit venue ", explique Melchior Ndayirukiye, président d »une association locale de protection des droits de l’enfant dénommée {Ni abacu} (Ils sont des nôtres).
Cette horde de jeunes est principalement localisée à Rumonge, Karonda et Kagongo, les principaux ports de pêche sur le Tanganyika, au sud du Burundi.
Ces enfants ne sont pas rémunérés et sont souvent victimes de violences physiques, et même sexuelles de la part des pêcheurs adultes.
Ainsi, Kwizera, à 12 ans, s’est retrouvé à Rumonge après la mort de ses parents du Sida. Ses journées et ses nuits sont désormais dédiées à la recherche du poisson, dans le froid des larges du lac. Résultat : le jeune garçon souffre d’une infection respiratoire aigüe. " Mais que faire ? Rien … Combien d’entre nous souhaiteraient retourner sur les bancs de l’école ? "
Selon M. Ndayirukiye, le nombre croissant de ces enfants ne devrait pas être sans conséquence sur la sécurité des localités de pêche, alors qu’ils ne bénéficient d’aucun encadrement.