Les propos du chef d’Etat burundais Evariste Ndayishimiye sur la BBC ont encore attisé le feu dans les relations entre le Burundi et le Rwanda. Il dénonce toujours les velléités du Rwanda à attaquer le Burundi. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, qualifie la dernière sortie du président burundais de malencontreuse.
Par Fabrice Manirakiza, Rénovat Ndabashinze et Stanislas Kaburungu
« Il y a eu des accords, mais quand il a fallu les mettre en pratique, le Rwanda a refusé et préparé les criminels pour faire le terrorisme au Burundi. J’ai fermé les frontières pour pouvoir les surveiller parce que j’ai vu qu’il ne voulait pas mettre en pratique la convention. » Ce sont les propos du président de la République, Evariste Ndayishimiye, dans une interview qu’il a accordée à la BBC. Selon lui, le Rwanda envisage d’attaquer le Burundi. « Il n’est pas nécessaire que nous fassions la guerre. Nous voulons le dialogue, mais nous ne resterons pas inactifs si nous sommes attaqués. Les Burundais n’accepteront pas d’être tués comme le sont les Congolais. Les Burundais sont des combattants. »
Et d’ajouter : « Les auteurs du coup d’Etat de 2015 ont été organisés par le Rwanda, puis ils se sont enfuis. Le Rwanda les a organisés – il est allé recruter les jeunes dans le camp de Mahama. Il les a entraînés, leur a donné des armes, les a financés. Ils vivent dans la main du Rwanda. Si le Rwanda accepte de les livrer et de les traduire en justice, le problème sera réglé. »
Selon le chef de l’Etat burundais, il ouvre ses bras pour la paix. « Je propose la paix au Rwanda parce que les Rwandais et les Burundais sont des amis. Le problème, c’est la mauvaise politique du Rwanda, une politique belliqueuse. Il ne trouve pas la paix tant qu’il n’agresse personne. » Et de mettre en garde le voisin du Nord : « Si le Rwanda attaque le Burundi par la RDC, Kigali n’est pas loin de Kirundo. »
« Une déclaration malencontreuse ! »
Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, qualifie la déclaration du président Ndayishimiye de malencontreuse « surtout que les autorités militaires et des renseignements des deux pays sont actuellement en discussion, et sont même tombées d’accord sur le besoin d’une désescalade militaire et verbale. » Il affirme qu’il en a d’ailleurs parlé avec son homologue burundais, en marge de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC à Harare le 17 mars 2025. « Nous étions parfaitement sur la même longueur d’ondes sur cette question. » Et de faire savoir que le Rwanda va malgré tout continuer son engagement pour la paix avec le Burundi et dans la région des Grands lacs, « tout en espérant un peu de calme et de sérénité dans les propos officiels de l’autre côté de l’Akanyaru. »
Dans un communiqué du 26 mars 2025, le mouvement rebelle RED-Tabara a indiqué qu’il n’est pas soutenu par le Rwanda. Notre combat est soutenu par les seuls Barundi qui comprennent sa légitimité fondée sur la réhabilitation de l’Accord d’Arusha, dont la violation par le régime du CNDD-FDD est la cause de la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis 2015. » RED-Tabara se demande comment le Rwanda peut le soutenir en même temps qu’il est en négociations avancées avec le Burundi pour aplanir leurs différends.

Ce n’est pas pour la première fois que le président Ndayishimiye s’attaque au Rwanda en ce mois de mars 2025. Devant les chrétiens de l’Eglise Vision de Jésus-Christ, le dimanche 16 mars, le chef de l’Etat burundais, a prononcé des mots qui ont étonné plus d’un. « Au Burundi, nous n’avions pas de problème avant 1959. Les Blancs ont essayé de nous diviser jusqu’à imposer une loi en 1925 qui écartait les Hutu, mais en vain. Mais c’est en 1959 qu’est venu le chaos, un chaos venu du Rwanda. Comment ? Les Hutu et les Tutsi se sont rentrés dedans et se sont entretués. Les Tutsi du Rwanda ont fui vers le Burundi et c’est à ce moment que les problèmes entre Hutu et Tutsi sont nés au Burundi. Ils sont venus nous contaminer alors que nous étions unis. »
Et de se demander : « Les Congolais ont eu des problèmes à cause du Rwanda. Pourquoi le Rwanda devrait-il rester toujours l’auteur de ces conflits dans la région ? Qu’il gère ses problèmes et qu’il arrête de nous contaminer. »
Le chercheur Thierry Virculon trouve que c’est une guerre des mots entre Kigali et Gitega. « Il y a une impression d’incertitude car les déclarations se contredisent souvent. Une clarification de la relation rwando-burundaise est nécessaire pour une désescalade. »
Réactions
Agathon Rwasa : « Où est la vérité dans tout cela ? »
Pour le député Agathon Rwasa, c’est une rhétorique qui ne date pas d’hier, au point que même la frontière a été fermée. Il trouve paradoxal que, tantôt, on nous parle d’avancées dans les pourparlers entre nos deux capitales, avec la délégation de haut niveau envoyée à Kigali au lendemain de la chute de Goma et Kavumu en RDC et des pourparlers à Kirundo. « Et maintenant, comme pour mieux assaisonner le plat de la confusion communicationnelle, on brandit de probables réciproques invasions de Bujumbura et Kigali. » Il se demande où est la vérité dans tout cela et à quand le rendez-vous du développement et de la quiétude tant attendus ?
Kefa Nibizi : « Une preuve d’un profond malaise dans les relations entre les deux pays »
Pour Kefa Nibizi, président du parti Codebu Iragi rya Ndadaye, les propos du chef de L’État burundais sur le Rwanda prouvent un profond malais dans les relations avec ce pays malgré le dialogue en cours entre les deux pays. « C’est un signal que les autorités burundaises n’ont pas confiance dans ce dialogue et qu’il y aurait un désaccord sur des questions clé concernant la sécurité de notre pays. »
Il trouve qu’après les assurances données par le chef de l’État burundais sur son compte X concernant le Rwanda, on remarque un changement de ton. Ce qui illustre un changement de dynamique dans ce désaccord entre les autorités burundaises et rwandaises. « La discordance entre le discours des autorités burundaises et rwandaises montre que le dialogue en cours entre les deux pays serait plus stratégique pour le Rwanda que pour le Burundi et que toutes les parties prenantes n’en n’ont pas la même lecture. »
Cet opposant indique d’ailleurs que le conflit entre les autorités burundaises et rwandaises est une évidence. « Les autorités burundaises accusent celles du Rwanda qu’elles ont planifié et fait exécuter le coup d’Etat manqué de 2015 et qu’elles recèlent toujours les auteurs de ce putsch manqué. Mais aussi qu’elles soutiennent le mouvement rebelle Red-Tabara qui cherche à déstabiliser le Burundi tandis que le Rwanda accuse les autorités burundaises de collaborer avec le FDLR. » En outre, poursuit-il, le conflit à l’Est de la RDC crée un conflit d’influence entre les deux pays, car ils soutiennent les belligérants et ravivent aussi un certain conflit ethnique.
« Il s’agit d’une menace sérieuse qui mérite d’être évitée à tout prix. On se rappellera de ce qui est arrivé au président Mobutu qui était allé soutenir le gouvernement du feu président Habyarimana contre le FPR. C’est ce que pourrait craindre les autorités burundaises si le conflit en RDC tourne en défaveur du gouvernement de Kinshasa. »
Selon lui, la tendance de ce conflit ne manquerait pas d’inquiéter les autorités burundaises d’autant plus que la frontière entre le Burundi et la RDC semble être on ne peut plus menacée.
Pour éviter la confrontation entre les deux pays, il propose d’abord de bien régler la communication y relative. « Le chef de l’État aurait dû laisser le soin au ministre chargé des relations extérieures ou celui en charge des affaires de l’EAC d’en assurer la communication pour qu’il garde le rôle de sapeur-pompier ou de garant de la sécurité pour les Burundais. Les discours actuels donnent plus d’alertes que d’assurance. »
De plus, ajoute-t-il, il faut renforcer la voie du dialogue avec une ouverture pour une bonne cohabitation renforcée par des concessions réciproques.
Il souligne que les autorités burundaises devraient évaluer la participation du Burundi en RDC et en tirer des conclusions conséquentes pour la sécurité de tous les Burundais.
« Enfin, les autorités burundaises doivent s’atteler à renforcer la cohésion du peuple burundais par la voie du dialogue politique réaliste, par le renforcement de la démocratie et surtout les élections prochaines pour que tous les Burundais, y compris les réfugiés de 2015, appréhendent de la même façon ce conflit avec le Rwanda. »
Abdul Kassim : « Le dialogue a eu et aura raison sur la confrontation. »
« Les propos d’un chef d’Etat sur l’état de la Nation sont sans commentaire surtout quand il s’agit d’une question de sécurité. Il dit ce qu’il connaît si bien que les détails de l’affaire ne sont jamais mis à nu. Chaque citoyen doit prendre ses dispositions pour être à l’abri de cette menace. Aux forces armées de se tenir prêtes pour défendre la République », réagit Abdul Kassim, président du parti UPD Zigamibanga.
Selon lui, lorsque le président parle d’éventuelles attaques venues du Rwanda, il a cité les services des renseignements qui lui ont fourni tous les détails. « Il ne s’agit donc pas d’une rhétorique mais bel et bien d’une réelle menace. Le président de la République ne peut pas jouer avec la sécurité nationale. La parole d’un chef d’Etat vaut de l’or. »
Pour cet homme politique, une guerre entre le Burundi et le Rwanda serait fratricide et dont personne ne pourrait prédire l’issue. « Je pense que nos chefs d’Etat vont user plutôt de leurs sagesses et résoudre leurs différends par un dialogue franc et sincère. Ce n’est pas la première dans l’histoire de ces deux Etats que se produisent de tels propos, mais toujours et encore toujours, le dialogue a eu et aura raison sur la confrontation. »
Hamza Venant Burikukiye : « En tant que Général, le chef de l’Etat ne peut pas se tromper sur une quelconque menace ennemie. »
Le représentant de CAPES+ considère que le comportement et les propos belliqueux des autorités rwandaises et surtout la haine dégagée à l’endroit des autorités burundaises, démontre que le Rwanda ne prône pas la paix : « Dire le contraire serait non seulement servile, mais aussi se laisser tomber dans le piège manifestement tendu ».
Il estime que le chef de l’Etat, en tant que garant de la paix et de la sécurité du pays et un militaire de grade de général ne peut en aucun cas se tromper sur une quelconque menace ennemie. « Certainement qu’en tant que patron de tout l’appareil de défense, de sécurité et du renseignement du pays, il a en sa possession des informations suffisamment prouvées ».
Il ajoute que la menace est là et est déclarée par les autorités du Rwanda à maintes reprises. Selon lui, même des propos impropres à l’égard des leaders burundais sont entendus du jour au lendemain : « Je ne parle pas d’attaques contre le Burundi par des éléments soutenus et hébergés par le Rwanda et d’autres en uniformes de l’armée rwandaise qui franchissent les frontières pour exterminer des innocents ».
Il fait aussi savoir que l’aviation militaire rwandaise avait violé l’espace aérien burundais en signe de provocation et ajoute que ce n’est pas une question de rhétorique plutôt des évidences et des preuves de provocation rassemblées qui constituent cette menace.
« On ne cherche pas de midi à quatorze heures. Il faut que le Rwanda arrête son ambition belliqueuse et d’invasion. Le respect de la souveraineté des Nations et des accords de bon voisinage comme prescrit dans des pactes et conventions sous régionaux, régionaux, continentaux et internationaux doivent être appliqués par tous les pays. »
Pour cet activiste, un dialogue franc et honnête, sans faux-fuyant avec des compromis réalistes et réalisables doit caractériser les échanges et débats dans les dialogues ou si nécessaire, dans des négociations ou pourparlers pour la normalisation des relations.
Jean Nduwimana : « Le problème du Burundi est une question de mauvaise gestion du pouvoir et non du Rwanda. »
« Nous avons, à maintes reprises, crié haut et fort pour que les relations entre le Burundi et le Rwanda trouvent une issue favorable. Dans ces derniers jours, nous avons été très contents d’entendre que les représentants des forces de défense rwandaises et burundaises se sont rencontrés à la fois au Rwanda et au Burundi afin de trouver la solution à une question qui hante les deux pays », indique Jean Nduwimana, président et représentant légal de l’Association des jeunes pour la non-violence active (AJNA).
Malheureusement, poursuit-il, ils ont été surpris d’entendre le chef de l’Etat dire que le Rwanda reste son ennemi farouche parce que le chef de l’Etat accuse le Rwanda d’avoir aidé la rébellion de Red-Tabara. « C’est une question qui date de très longtemps et qui est devenue même dépassée parce que le constat est que le problème du Burundi est lié à la gouvernance. » Aujourd’hui, souligne-t-il, les Burundais vivent dans une situation précaire. « Rien ne va plus. Nous constatons un peu partout un désordre au niveau de l’administration des provinces et des communes. Il s’observe un manque criant de devises et du carburant. Les Burundais mangent une fois par jour. La corruption est devenue monnaie courante. La justice est aux abonnés absents, … Tout cela est la source de la naissance des rébellions et sans l’aide du Rwanda. »
Selon lui, les gouvernements qui ne peuvent pas trouver des solutions à des problèmes qui hantent leurs peuples jettent toujours le tort à d’autres pays en les accusant d’appuyer leurs ennemis. « En 2015, nous avons assisté à un mouvement interne de manifestations qui refuse la violation de la Constitution et de l’Accord d’Arusha. Cela n’a pas été appuyé par aucun pays. En 1994, des filles et fils du pays se sont levés pour dire non à la discrimination au niveau de l’armée et de l’administration territoriale. La rébellion du CNDD-FDD a été appuyée par les Burundais. La rébellion ne doit pas nécessairement naître grâce à l’appui d’un pays étranger. »
Pour M. Nduwimana, le problème du Burundi est une question de mauvaise gestion du pouvoir et non du Rwanda. Il interpelle les deux pays à poursuivre plutôt cette étape de négociation pour rétablir les relations amicales.
Déo Hakizimana : « Il y a trop d’hypocrisie dans les relations entre nos deux pays. »
« Globalement parlant, la question burundo-rwandaise, il ne faut pas l’analyser sous l’étiquette d’un seul événement. Il faut le prendre dans toute sa longueur historique. Et si vous interrogez l’histoire, vous devez constater que le Burundi et le Rwanda ont toujours été, de presque tout temps depuis les indépendances, des frères ennemis », analyse le fondateur du Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (Cirid). « Nous avons vécu la même histoire coloniale, nous parlons pratiquement la même langue, et dans certaines pratiques sociales, elles sont proches les unes des autres. En revanche, sur le plan politique, il y a eu de profonds malentendus depuis 1959. Nous allions vers l’indépendance et le Rwanda a emprunté sa propre voie, d’abord par un changement radical de régime en 1959, et ensuite par ce qui est arrivé avec la proclamation de la République de Dominique Mbonyumutwa et remplacé plus tard par Grégoire Kayibanda, dont le règne a duré jusqu’en 1973. »
En 1973, poursuit Déo Hakizimana, le Burundi et le Rwanda étaient des pays qui se regardaient en chiens de faïence, mais des frères ennemis. « Quand vous avez affaire à deux frères qui s’affrontent de cette manière-là, il ne faut pas aller chercher les solutions classiques du genre celles qu’on nous propose dans les capitales diplomatiques internationales, ni même dans les organisations spécialisées. Il faut les traiter comme des frères, c’est ça qui manque aujourd’hui. »
Pour M. Hakizimana, il n’y a pas de solution militaire dans les relations concernant le Burundi et le Rwanda. « Les frères se rencontrent toujours autour d’une table de dialogue. Attention, il y a un problème qu’il faut absolument souligner. Il manque une atmosphère de sincérité. Il y a trop d’hypocrisie dans les relations entre nos deux pays. Trop d’hypocrisie autorisée par trop de mensonges. Trop de mensonges sur la vérité de ce qui s’est passé. »
Le fondateur du Cirid interpelle les élites locales du Rwanda et du Burundi. « Les élites rwandaises et burundaises ont une responsabilité énorme dans ce qui est en train de se passer parce que ce sont elles qui savent que la question ethnique était une invention, notamment de la colonisation. Elles savent mieux que quiconque qu’on ne peut plus continuer à accuser la colonisation. Ça fait plus de 60 ans qu’elle est terminée et que nos destinées sont conduites par nos propres élites. »
D’après lui, ce sont ces élites qui encouragent la violence et qui refusent le dialogue. Et de citer un sage : « Le monde ne sera pas détruit par les gens qui font le mal, mais par les hommes bons qui ne veulent pas réagir. Les hommes bons qui ne veulent pas réagir sont plus responsables que les criminels. »
Peuple Burundais refusez de vous faire embobiner , vu que votre gouvernement s en fiche et aussi votre parlement. Interrogez directement votre Ministre des finances :
1. A combien revient la facture mensuelle pour approvisioner en carburant le Burundi ?
2. Quelles sont les revenues en $ du pays par mois ?
3. A combien revient la facture des médicaments , remboursement de la dette en $ ?
4. Ou est ce qu on peut faire des économies ?
5. Comment peut on augmenter Les revenues en « devises ».
Avec ces données publiées periodiquement dans la transparence cette question sera « démocratisée » et personne ne tentera plus de la « politiser ».
Je suis peut être naïf mais ça me semble faisable
le burundi utilise ces miliciens imbonera….. pour déstabiliser le congo dis-moi où se trouve actuellement interahamwe dans la forêt équatoriale,ils ont tuer des gens avec l’aide des refugies burundais à l’époque (1994) il y a 600 burundais qui ont participé au génocide de Tutsi au Rwanda,actuellement quelqu’uns sont des autorités.
Mais où se trouve le chef du gouvernement?
Nous n’entendons plus sa voix?
Mystère.
Nous avons besoin de connaître sa position sur certains pounts.
De toute façon, un premier ministre est le chef du gouvernement.
J’attend avec impatience le jour où le M23 prendra le control total de l’Uvira! Et la, toute la machine CND-FDD et ses groupes dérivées(Inbonerakure, etc…..) vont se rendre compte ce que veut dire « L’Empereur n’as d’habits »!
Peut être que la misère que connait les Burundais touchera le fond ce jour, Le grand de Gitega perdra tout le surpoids car du coup il va se rendre compte qu’il faut aller travailler! Vrai travail!
Vous savez, la bible a une différente interpretation dependant d’ou le lecteur se trouve: Pauvre ou Riche? Tous ces charlatans religieux de la CND-FDD vont alors devoir la lire de l’autre côté. Ce jour viendra.
Ces derniers temps,
Des interventions du président de la République font le tour de la toile. Les plus récentes:
1( Une homéliedans une église vivante
2) L’interview de la BBC.
3( Réunion avec les ipérateurs économiques dy secteur minier
Est ce que notre cher président sait qu’il s’adresse au monde entier?
Est ce qu’il ré écoute ses interventions?
Que font ses conseillers?
Pourquoi par exemple, a t il parlé pendant une heure sans que le ministre des mines ou son Directeur Général n’interviennent?
C’est stupéfiant, hallucinant les amalgames qu’on entend dans cette rhétorique.
Est ce que ces discours sont préparés?
Y a t il des conseillers en communication?
Une armée qui a été vaincue à Goma, Bukavu et Kamanyola. Est elle invincible?
Quid de l’asssertion, le Burundi n’est pas la RDC?
A ce qu’on sache , le Burundi est aux côtés de la RDC dans la bataille des Kivu
8n commentaire
Lorsqu’on entend le ton mesuré et intelligent du ministre des affaires étrangères versus la rhétorique belliqueuse et parsemée de versets bibliques (Le Burundi est un pays laïc!!!@!!) du chef de l’Etat Burundais; on reste sans voix
Le President a parle d,une armee inconnue( connue que de Dieu). La Fndb est bien connue, la milice Imbonerakure est bien connue). Qui pourrait nous eclairer sur cette autre fameuse armee, apparement invincible? inspiree de l Ancien Testament?
@John.
Abandi nabo bati barinzwe n’Imana, n’Imana itaha iwabo iRwanda.