La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient de rendre publiques les listes nominatives des candidats aux élections des députés de 2025. L’opinion se demande à quoi ressemblera l’hémicycle de Kigobe après les élections.
Bref aperçu sur le renouvellement politique, le respect du genre, la représentativité des jeunes dans la constitution des listes électorales.
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Directeur du groupe de presse Iwacu
Au niveau de nouveaux visages, seul le parti au pouvoir suscite l’attention, les autres formations politiques étant peu ou pas représentées durant les précédents mandats. La plupart des personnalités sur la liste et à la position utile (liste bloquée) brigueront un deuxième, un troisième voire un quatrième mandat. Professionnalisation politique ? « En politique, le renouvellement, ce sont les idées, les projets, les pratiques, ce ne sont pas les gens », réponse d’un député qui pourra briguer un troisième mandat.
Selon un politologue, permettre à un élu d’occuper un mandat pendant une longue période freine le renouvellement politique et accentue le risque que se développent des réseaux d’intérêts croisés. Depuis l’Accord d’Arusha signé en août 2000, le Burundi s’est doté d’un cadre légal de plus en plus attentif à la participation des femmes dans les instances et postes de prise de décision.
La Constitution de 2005 qui en est issue a institué pour la première fois un quota d’au moins 30% de femmes au niveau de l’Assemblée Nationale et du Sénat mais également au sein du Gouvernement. Ce qui constitue une avancée importante dans la promotion du droit des femmes à la participation dans des institutions importantes pour la gestion du pays.
Quoique les défenseurs des droits de la femme estiment que ce quota est insuffisant pour représenter une partie de la population dépassant 51% de celle-ci. Le cadre légal actuel exige au moins une femme sur 3 candidats qui se suivent sur les listes électorales. Sur la plupart des listes des candidats aux prochaines élections législatives, le quota de 30% des femmes est considéré comme un plafond alors que les textes juridiques en parlent comme étant un minimum. Par ailleurs, les femmes sont rarement en tête de liste et se retrouvent généralement en troisième position. Ce qui minimise les chances d’être élues.
La jeunesse est sous représentée alors qu’elle est majoritaire et active politiquement. « Que les jeunes s’organisent à l’instar de La République en Marche en France en 2017 pour lutter contre la professionnalisation de la politique », dira laconiquement un président d’un parti politique. En définitive, la classe politique burundaise souffre d’un « manque de diversité ».
L’âge et le genre des futurs députés ne reflètent pas la population burundaise. L’opinion s’attendait à un nouvel hémicycle beaucoup plus féminin, rajeuni. Ce qui n’est pas le cas. Une situation qui suscite un débat sur la transparence de la vie politique pour réoxygéner la vie démocratique burundaise.
» Réoxygéner la vie démocratique burundaise » , cette expression n’existe plus dans le dictionnaire politique burundais du fait qu’il n y a plus d’oxygène ! L’O2 c’est comme le carburant c’est « Pi » pour reprendre le langage des enfants . Il faut enterrer le cadavre et élever les enfants qui restent . Au juste c’est quand l’enterrement ?
Les élections ne sont pas une fin en soi. Le plus intéressant est de savoir les programmes proposés, leurs financements,…
Cependant, elles sont crédibles aussi si tous les partis sont traités pareillement.
our sont ces listes
« Que les jeunes s’organisent à l’instar de La République en Marche en France en 2017 pour lutter contre la professionnalisation de la politique ».
La jeunesse burundaise est endoctrinée, désespérée, paupérisée. Ce sursaut ne peut pas se faire au Burundi qui diffère du Sénégal.