Dans la journée du 16 mars, moins de cinq stations-services distribuent de l’essence dans toute la ville. Des files interminables de voitures et de motos s’observent aux stations qui disposent encore de cette denrée rare.
Bloqué dans une file à perte de vue à la station Sabemeli-Fée du logis, Juvénal est assis stoïquement dans sa voiture, tandis qu’autour de lui ce n’est que jurons et récriminations. Arrivé à 7 h dans une file de voitures et de motos de plus de cent mètres qui va en s’allongeant, il ne sort de sa torpeur que pour avancer par à-coups. Ce manège dure depuis trois heures, et il a finit par être lassé de trépigner. « Ma seule envie est de rentrer, et qu’on ne me parle plus d’aller au service aujourd’hui » fait-il savoir. Les pompistes, eux, sont débordés et ne savent plus où donner de la tête.
À moins de cent mètres de la station Sabemeli, un vide post-apocalyptique règne à la station Burundi Petroleum. Les réserves sont taries depuis plus de trois jours. Les pompistes se tournent les pouces en regardant d’un œil morne les voitures passer.
À Buyenzi, au marché noir, l’essence coule à profusion. Le litre fluctue entre 5000 et 6000 Fbu. On se fait servir sans broncher. C’est soit ça, ou rien.
Le mot d’ordre parmi les distributeurs et les bénéficiaires est « c’est la faute au gouvernement. » Jean Paul, motard, soupçonne les pétroliers de soustraire sciemment le carburant. «Si le gouvernement acceptait de diminuer les impôts, l’essence serait de nouveau disponible. »
Les conséquences de cette pénurie sont innombrables. Les tarifs des motos ont grimpé. Beaucoup de gens n’ont pas pu aller au service, faute de carburant. Les autres sont bloqués dans les files, comme Mme Jeanne, infirmière, qui attend depuis trois heures son tour.
Au parking central de Bujumbura, les véhicules de transport en commun sont rares. Leurs usagers doivent se marcher dessus, jouer des coudes et encaisser des coups pour pouvoir se faufiler à l’intérieur d’un bus providentiel. Les plus agiles passent par les fenêtres. Mme Céleste, enceinte, vient de quitter le service à midi et attend patiemment un bus sous un soleil de plomb: « Je viens de passer 20 minutes ici. Si je trouve un bus, je ne me vois pas retourner au service.»
À l’origine de cette pénurie paradoxale d’essence, le ministère des Finances avance que ce serait le manque de devises, tandis que certains bénéficiaires supposent que c’est le refus du gouvernement de baisser logiquement les prix – une tendance mondiale – conséquence de la baisse du prix au baril.
Ministère des Finances dit ‘nous avons assez de dévises »
Celui du commerce dit :il n y en a pas et je ne serais vous dire quand cette situation trouvera solution »
Sabotage for sure!!!Pour quel interet??On verra bien
Ntidutegekwa na Leta, dutegekwa n’abagwizatunga.
Cela n’est qu’un exemple.
Akamaramaza, akamaramagambo.
Mr Ndikumana, abagwizatunga ama devises bayakure hehe ko batandaza en dollars? Nagira ni igihugu cari kuyabaha…malheureusement nos dirigeants preferent que les dollars soient dans leur coffre fort plutot que dans les banques et la BRB qui devrait reguler cela est completement absent.
@ KABAZA,..Moi je crois que c’est une histoire de vouloir saboter la décision ministérielle fixant 1l d’essence à 1880F.
Comment expliquer que ceux qui payent 4000 ou 5000F/l le trouvent facilement et que l’autorité reste muet?
Cela montre que les preneurs de ces décisions(responsabilité politique exige), ….soient aussi propriétaires et ou(actionnaires) des stations de service (abagwizatunga),….amayirabiri aca ananira impyisi.
Pour moi, igihugu ntikiriko kiratwagwa(diriger un pays), kiriko kiradandazwa(vyuka tukirye).
C’est très énervant en fin de conte,….mugabo singamije kugumura abantu, c’est ma façon d’analyser cette situation malheureuse mais je peux me tromper aussi.
Merci.
Pénurie ou sabotage?
Tout cela c’est la conséquence d’une mauvaise gouvernance. Les importateurs de carburant n’ont plus de devise, les ministres en charge ne savent meme pas comment se défendre, le gouvernement est vraiment fatigué, et vous voulez 5 ans de plus dans cette misère????? Oya kweli….
Chers tous,
A travers ce que je dis ici, je ne fais pas l’apologie de la violence.
Pourqoui je balise ce que je dis, simplement que cette énième épisode du manque de carburant est de trop. L’on sait que les routes menant vers les lieux d’approvisionnement ne sont pas bloquées. Les camions ne le sont pas non plus. Ailleurs, le pétrole « nywa nawe ». Pourquoi bon sang, cette énième épisode? C’est la pure spéculation de ces hommes d’affaires et politiques qui créent le vide dans les stations « officielles » et pour créer des marchés parallèles où un litre va couter le double et comment, on s’enrichit à peu de frais.
Mon souci, c’est que tous ces hommes et femmes en file indienne devant les stations n’osent pas réagir…
Le Mutwa Bambanze a tenté, une fois je crois, d’interpeller les arrivages sauvages de carburant. Il a été très violenté.
Il faut que toute cette masse de gens marche sur ces stations, merde! Jusque quand l’on vivra de telle situation?
Je ne fais l’apologie de la violence mais trop c’est trop! Je suis simplement fâché et outré. Où sont nos élus, « pseudo-représentants du peuple »?
Le régime Pieter aux abois!!! Vraiment, aux ABOIS!!!!
Iyi Leta iraturiye mu buryo bwose! Mana niwumve amarira y’abana bawe.Abarundi twarushe
Imana ntiyumva ibisabisho bihengamye….