Selon Faustin Ndikumana, président de la PARCEM, un audit à la Regideso devrait précéder la deuxième hausse des prix de l’eau et de l’électricité. Il le réclame lors d’une conférence de presse de ce lundi 5 mars, à Bujumbura. <doc3195|right>Cette étude prônée par PARCEM permettra de maitriser les coûts de production. Selon Faustin Ndikumana, on pourra à partir de cette étude, savoir l’impact de la dette de l’Etat envers cette entreprise, de son personnel pléthorique, de certains avantages accordés à certains hauts fonctionnaires de l’Etat sur la rentabilité de l’entreprise. Pour Faustin Ndikumana, président de la PARCEM, on devrait analyser tous les défis auxquels fait face la REGIDESO en vue d’une restructuration de cette société. Chaque entreprise doit maitriser, précise-t-il, le coût de production qui est un élément important pour fixer les prix de façon juste. Suite à tous ces manquements, le président de la PARCEM indique que la récente augmentation n’a pas tenu compte des calculs réels: « La présente augmentation n’est pas un simple changement, c’est une restructuration, qui malheureusement n’a pas été bien étudiée », déplore-t-il. Savoir diriger et réclamer D’après cet activiste de la société civile, le changement de comportement en matière de communication est une nécessité de la part de nos dirigeants: « Actuellement, l’art de diriger n’est pas synonyme d’imposer ; c’est communiquer, discuter, convaincre ». Les dirigeants doivent comprendre, mentionne-t-il, qu’ils sont redevables devant la population: « Avant de procéder à une augmentation, nos dirigeants doivent fournir des explications à la population. La culture de la »redevabilité » doit caractériser nos autorités publiques actuelles ». Selon lui, la population doit exiger des comptes à rendre à ses dirigeants.