Il s’observe le non-respect massif des mesures barrières dans le centre-ville surtout dans le transport en commun. Le ministère de la santé appelle la population à la vigilance.
« Il y a augmentation des cas testés positifs en commune Mukaza avec un taux de positivité de 5% », a dit le ministre burundais de la Santé et de Lutte contre le Sida, Dr Thaddée Ndikumana, lors de sa visite de supervision sur le site de dépistage dit « Au Bon Accueil » en zone Bwiza de la commune de Mukaza ce 10 août.
Il regrette qu’un relâchement dans le respect des mesures barrières s’observent lorsqu’il y a diminution des cas positifs.
Il a rappelé la population à ne pas baisser la garde et à continuer à observer les mesures barrières afin de prévenir la covid-19.
Malgré cette recrudescence, peu de citadins se soucient de l’existence de la covid-19. Sur différents parkings des bus au centre-ville, des passagers, des conducteurs et des rabatteurs ne portent plus de masques.
Dans les bus, impossible d’appliquer la mesure de distanciation physique. Certains parlent, toussent et d’autres éternuent. Ceux qui se souviennent de se laver les mains peinent à trouver du savon devant les seaux. Et le peu de gens qui portent des masques ne le font pas convenablement.
Des gens se serrent les mains d’autres s’embrassent sans problème. Certains vont jusqu’à affirmer que la covid-19 est une maladie des Blancs et des riches.
« Ils se trompent. N’importe qui, sans distinction aucune, peut attraper la covid-19 », retorque une commerçante exerçant au centre-ville tout près de l’ex-marché central.
Elle fait savoir que le relâchement des mesures barrières est la conséquence des stéréotypes propagés niant l’existence de cette pandémie.
« Il y a beaucoup de l’ignorance et de la négligence », s’indigne un homme rencontré sur le parking desservant le nord de la ville de Bujumbura. En plus de la sensibilisation, il suggère des punitions à ceux qui contreviennent les mesures barrières.
« Ces mesures sont bénéfiques pour nous tous. Elles doivent être respectées pour endiguer le coronavirus », indique un conducteur. Il rappelle aux citadins que le coronavirus est toujours d’actualité au Burundi.
La mesure de port du masque dans le transport en commun a été prise par le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique le 12 janvier 2021. Depuis, le respect de cette mesure est souvent allé de travers.