La plupart des Burundais la connaissent sous le nom de « journée internationale de la femme » ou « fête de la femme », plutôt que sous son appellation exacte : Journée internationale des droits des femmes. Un moment souvent réduit à l’amusement, au folklore et à la célébration. Le pagne devient l’emblème national. A Bujumbura, les femmes défilent et paradent dans la ville arborant fièrement de nouveaux modèles. Après les festivités, elles prennent d’assaut les bars, les restaurants et les plages pour partager des verres, savourer des repas copieux et s’amuser.
Mais cette journée n’est pas qu’une parure, elle ne devrait pas se résumer à des défilés pour montrer la beauté d’un tissu ou à des discours politiques de circonstance.
Femme brave, femme battante, Femme courageuse… Autant de qualificatifs pour désigner la femme burundaise au regard du rôle essentiel qu’elle joue dans la société. Pourtant, malgré cette image idéalisée, ses droits restent encore largement bafoués. Certes, plusieurs mesures ont été prises en faveur des droits des femmes burundaises, mais beaucoup reste à faire pour garantir leur pleine jouissance et leur effectivité.
Cette année, le 8 mars coïncide avec un contexte électoral important : dans trois mois, le Burundi entamera son cycle électoral avec les élections des députés et des conseillers communaux (5 juin), des sénateurs (23 juillet) ainsi que des conseillers de collines et de quartiers (25 août). Le journal Iwacu en a profité pour analyser la place des femmes burundaises dans la vie politique.
La plate-forme d’action de Beijing insiste sur « une participation égale des femmes et des hommes à la prise de décision qui établira un équilibre et correspondra mieux à la composition de la société, ce qui est nécessaire au renforcement de la démocratie. »
Depuis l’Accord d’Arusha signé en août 2000, le Burundi s’est doté d’un cadre légal de plus en plus attentif à la participation des femmes dans les instances et postes de prise de décision. La Constitution de 2005 qui en est issue a institué pour la première fois un quota d’au moins 30% de femmes au niveau de l’Assemblée Nationale et du Sénat mais également au sein du Gouvernement. Un progrès significatif pour les droits des femmes à la participation dans les institutions de gestion du pays.
Cependant, dans la pratique, ce quota est souvent perçu comme un plafond plutôt que comme un minimum. La législation impose pourtant qu’une femme figure parmi trois candidats consécutifs sur les listes électorales. Or, dans la plupart des listes des prochaines élections, les femmes sont rarement en tête de liste et sont reléguées à la troisième position. Ce qui réduit considérablement leurs chances d’être élues.
En outre, cette participation à la vie politique bénéficie davantage aux élites féminines (femmes aisées, instruites, ayant accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi qu’aux textes juridiques), qu’aux femmes des milieux ruraux. Aucune disposition légale ne garantit encore leur représentation à l’échelle collinaire ou dans les postes de décision non électifs, à l’exception du secteur de la justice.
En définitive, le 8 mars devrait être une journée de bilan, un moment pour les femmes burundaises de mettre à nu les violations et les discriminations dont elles sont victimes et de revendiquer les meilleures conditions de vie et de travail. Elle ne devrait pas être qu’une parenthèse festive et folklorique, car une fois les festivités terminées, les mêmes inégalités persistent.
M. Ruvugana, tu dois être macho ou misogyne. N’insulte pas les femmes. Ce sont les femmes burundaises qui font la société. Elles ont une pudeur inégalable, l' »ubuntu ». Ce que tu dis qu’elles mettent en exergue ne se trouvent que dans ta tête, peut-être que c’est ce que tu préfères.
« A Bujumbura, les femmes défilent et paradent dans la ville arborant fièrement de nouveaux modèles. Après les festivités, elles prennent d’assaut les bars, les restaurants et les plages pour partager des verres, savourer des repas copieux et s’amuser. ». Il fallait ajouter qu’elles mettent en exergue ce qu’elles pensent être leur richesse, leur or… à savoir » ibisu.. »
Le fait de revendiquer les droits particuliers aux femmes!
Le fait d’accorder une femme une journée la dédiée!
Le fait d’accorder des avantages particuliers à la femme!
Le fait de créer des associations ou des institutions particulières aux femmes
Le fait de classer les femmes parmi les groupes défavorisés ou virnérables,
Ce qui signifie que la femme ne sera jamais égal à l’homme.
Personnellement je suis contre l’égalité entre l’homme et la femme. Ceux qui prônes l’égalité de sexes n’y parviendront jamais car même les hommes ne sont pas égaux. Par contre, il faudrait poumouvoir la complémentarité car nous avons tout été créés pour nous compléter les uns, les autres. La femme a naturellement les domaines qui lui sont favorables mais il y a d’autres domaines qui ont été créés pour les hommes. Certes, il y a des stéréotypes dans nos communautés mais la complémentarité est mutuellement bénéfique. Et quand les gens sont complémentaires, ils se respectent, ils s’amaient, ils se protègent, …