Dans une société post-conflit comme le Burundi, toute réunion clandestine ou tout rassemblement clandestin sèment le doute. Un groupe peut redouter des actes de violences à son encontre. Les habitants de la commune Nyamurenza, en province de Ngozi partagent leur témoignage et appellent à la retenue
À partir du 16 septembre 2024, la loi portant cadre des confessions religieuses est entrée en vigueur. Cette loi impose, entre autres, le niveau baccalauréat pour les dirigeants, la gestion des financements des Églises ainsi que la distanciation entre les lieux de culte. Il y a toujours un statu quo malgré la mise en garde du ministère de l’Intérieur. Coup de projecteur.
L’incitation à la violence provoque des conflits à grande échelle et porte préjudice à la cohésion sociale. Les habitants de la colline Ciri, en commune Kiremba de la province de Ngozi appellent au compromis et à la retenue.
Le manque criant de bancs pupitres dans les écoles est l’un des problèmes qui hantent le secteur de l’éducation. Des élèves, des enseignants, des parents et la société civile lancent un appel au gouvernement pour trouver des solutions.
Utilisé surtout en période électorale, le langage polarisant conduit à la violence de masse s’il n’est pas dénoncé. A l’approche des élections de 2025, la population de la colline Birwa, commune Kanyosha, province de Bujumbura appelle les leaders politiques à la responsabilité.
Alors que le secteur minier est considéré comme porteur de croissance économique, depuis des années, les richesses minières du Burundi sont au cœur de toutes les spéculations. La part des recettes minières dans l’économie nationale reste minime malgré le niveau d’exploitation minière. Questions et inquiétudes ont caractérisé le débat à l’hémicycle de Kigobe ce mercredi 25 septembre 2024.
Les habitants de la colline Bibare, commune Isare en province de Bujumbura fustigent des promesses irréalistes de certains politiques lors des campagnes électorales. Pour eux, les politiques doivent évaluer leurs propres capacités, leurs propres ressources et leur disponibilité.
Au Burundi, l’engagement politique féminin reste encore minime. Cela influe sur la représentativité des femmes dans les instances de prise des décisions. À l’approche des élections de 2025, des femmes des communes Isare et Kanyosha de la province de Bujumbura demandent plus de sensibilisations à l’endroit des femmes pour qu’elles puissent y participer.
L’école est un milieu apolitique dédié à la formation et à l’apprentissage. Néanmoins, certains éducateurs passent outre et forcent les élèves à suivre leurs idéologies. Ce qui constitue un danger pour la société. David Ninganza, chargé du plaidoyer et de la communication à la Sojepae appelle à cesser ces pratiques qui violent les droits des enfants.
Souvent, quand les gens se retrouvent dans des conditions difficiles et de précarité, ils ont tendance à donner du sens aux situations qu’ils vivent. Ils cherchent à nommer les responsables à tort ou à raison. Certains habitants de la zone Gatete, colline Mutambara, en commune et province de Rumonge appellent à la retenue.
En cas d’erreur, une personne doit avoir le courage de faire un examen de conscience et se remettre en question. Cela n’est pas le cas chez certains leaders, surtout quand ils ont tenu des propos violents. Pour certains habitants de la colline Gabaniro, zone Gitaza, en commune Muhuta, de la province Rumonge, refuser de reconnaître ses erreurs est une preuve d’immaturité.
Depuis le 25 juillet 2024, le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le SIDA a déclaré les premiers cas du virus de la variole du singe, Mpox. Depuis, il s’observe une sorte de laxisme alors que la variole du singe est hautement contagieuse. Quid de la sensibilisation et des mesures barrières dans les lieux d’affluence à Bujumbura comme en province. Le Magazine Jimbere et le Journal Iwacu font le point.