Depuis dix ans, ils s’attèlent à développer leur milieu en misant sur l’agriculture et l’élevage. Même dépossédés de leur principal outil de travail qu’étaient les ânes pour alléger le fardeau des enfants et les femmes, ils sont arrivés à doter à chaque membre de la coopérative au moins une vache par chaîne de solidarité.
Dès le lancement officiel de l’évaluation du système de quotas ethniques dans l’exécutif, le législatif et le judiciaire, à Gitega, lundi 31 juillet, par le Sénat, l’unanimité semble loin d’être acquise. Pour les uns, plus question d’y toucher maintenant. Pour les autres, ces quotas ne sont même pas appliqués correctement.
Dans les quartiers et la campagne où les boissons Brarudi se font rares et chères, la population a trouvé sa boisson de substitution. Presque tout le monde s’adonne à boire les alcools durs Kick, Karibu, Boss et autres moins chers sans limite. Des effets néfastes sont à craindre à la longue.
Les routes asphaltées du centre-ville de Gitega sont jonchées des signalisations bien visibles et blanches. En revanche, dans le comportement des usagers rien n’a changé. La population se demande si réellement elles sont connues par les automobilistes et les motards.
Longtemps considérées comme femmes au foyer, elles sont dans tous les travaux qui puissent leur procurer l’argent. Néanmoins, elles déplorent qu’elles subissent toujours des discriminations en matière de salaire, elles touchent presque la moitié de celui des hommes.
Les jeunes qui ont bénéficié le financement de PAEEJ pour démarrer leurs entreprises affirment qu’ils subissent la concurrence féroce des anciens commerçants et entrepreneurs. Ils demandent que l’échéance de remboursement soit modifiée pour ne pas tomber en faillite.
Selon la plupart des musulmans rencontrés à Gitega, la fête du sacrifice dite Aïd al-Adha observée ce mercredi 28 juin est tombée dans une conjecture économique dure. La question du mouton ou de la chèvre à sacrifier était sur toutes les lèvres, au vu de leur prix.
Incontournables dans la cuisine, les oignons sont devenus très chers plus que les autres denrées alimentaires. Un kilo d’oignons rouges avoisine les 5 000 BIF tandis les oignons blancs se négocient à 4 500 BIF. Les commerçants affirment que la saison a été mauvaise. Les acheteurs parlent de spéculation.
Depuis que la mesure de changer les billets de dix mille et cinq mille est entrée en vigueur, les commerçants et les clients broient du noir. Les premiers ne peuvent plus payer les fournitures et les seconds n’acceptent pas facilement les anciens billets. En attendant les spéculateurs entrent dans la danse.
Il y a deux mois, une partie du quartier Yoba appelée Bwoga I vivait sans crainte des ravins. Aujourd’hui, un grand trou s’est déclaré et a déjà englouti une route et approche dangereusement les maisons érigées tout autour. Les habitants assistent impuissants à l’élargissement de ce ravin et appellent au secours.
Il y a peu, certains hommes et femmes de Gitega étaient devenus accro à une drogue appelée boosta qui avait bouleversé leur vie. La majorité d’entre eux affirment qu’ils ne touchent plus à cette drogue. Un ouf de soulagement chez les familles et leur entourage.
Dans la ville de Gitega, beaucoup d’élèves préfèrent étudier dans les écoles privées. Selon eux, les matières qu’elles dispensent sont plus attirantes que dans le public. Les parents affirment que beaucoup d’entre elles ne font que du business.