La détérioration de la situation sécuritaire en République démocratique du Congo de ces derniers temps a des répercussions directes sur les communes Cibitoke et Bukinanyana. L’autorité provinciale appelle à une vigilance accrue et des voix s’élèvent pour dénoncer certains abus qui s’observent sur le terrain.
A la colline et zone Rukana, en commune Cibitoke, province de Bujumbura, les agriculteurs traversent une période critique. Le manque de pluies et une chaleur excessive ont anéanti les cultures de la saison A faisant planer une menace de famine et d’endettement chez de nombreux ménages.
Depuis le 7 décembre, des milliers de réfugiés congolais fuyant les violences dans le territoire d’Uvira, à l’est de la RDC, ont trouvé refuge au Burundi, notamment dans les communes Cibitoke et Bukinanyana. Accueillis dans des sites de transit, ces réfugiés dénoncent des conditions de vie précaires et des transferts vers des camps de l’intérieur du pays qu’ils disent subir contre leur gré. Les autorités burundaises et les agences humanitaires invoquent le respect de la loi et les impératifs de sécurité.
Treize coopératives regroupées au sein de l’Union Ijwi ry’Umuceri Cibitoke, réunissant des riziculteurs et de petits exploitants rizicoles des communes Cibitoke, Mugina et Bukinanyana (province de Bujumbura) dénoncent une grave pénurie d’engrais. Malgré le paiement intégral exigé par l’État, les agriculteurs affirment n’avoir jamais reçu l’urée pour la saison C ni pour la saison A en cours. Une situation qui menace les récoltes, plonge les familles dans l’endettement et fait craindre une crise alimentaire.
Entre les 9 et 10 décembre 2025, plus de 10 000 réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo ont franchi la frontière Gatumba–Kavimvira, en province de Bujumbura, fuyant l’insécurité grandissante dans l’est du pays. À leur arrivée au Burundi, ils sont accueillis et regroupés dans la cour de la brigade de Gatumba, un site non aménagé pour recevoir un tel afflux.
Dans la nuit de dimanche à lundi 8 décembre, des milliers de Congolais ont franchi dans la précipitation la frontière burundo-congolaise passant par la colline Kaburantwa, en zone Buganda, de la commune Bukinanyana, en province de Bujumbura, fuyant des affrontements d’une rare intensité entre FARDC-Wazalendo et les combattants de l’AFC-M23.
Dans ces communes de la province Bujumbura, la culture du thé transforme la vie des agriculteurs. Entre amélioration des revenus, retour à une culture à l’abandon et défis persistants, les producteurs témoignent.
Regroupés au sein de coopératives, ils affirment que leurs champs de maïs ont été volontairement détruits par des gens qui seraient envoyés par la Cogerco. Ce que nie cette dernière. L’administration promet une réunion entre les responsables de la compagnie et les représentants des agriculteurs.
Grâce à l’appui au niveau de l’agriculture de l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), l’entreprise burundaise Ecocogm est en train de réhabiliter des pistes rurales et des ponts dans la commune Cibitoke. Une fois les travaux terminés, ce sera une bouffée d’oxygène pour les agriculteurs qui, depuis des années, peinaient à écouler leurs récoltes faute d’infrastructures routières.
La population de ces deux communes de la province de Bujumbura salue l’état d’avancement des travaux de construction d’un pont moderne sur la rivière Rusizi. Elle se réjouit aussi des travaux de réaménagement du poste frontière de Mparambo. Les deux projets vont faciliter la circulation des biens et des personnes entre le Burundi et la RD Congo.
Sur plusieurs collines de ces communes, les gens s’indignent du comportement de certains chercheurs d’or qui, après avoir exploité le sol, laissent derrière eux des trous béants. Ces cavités non refermées seraient à l’origine de nombreux accidents, parfois graves, impliquant des enfants et du bétail.
Des parents sont en colère après la confiscation et la destruction de chapelets appartenant aux élèves catholiques. L’incident s’est produit à l’école fondamentale de Cuzwe, zone Kiramira, commune Cibitoke, où le directeur aurait interdit le port de tout signe religieux autre que celui de l’Église protestante à laquelle appartient cet établissement.