Le centre de transit de Makombe, situé en province de Rumonge, accueille plus du double de sa capacité initiale. Entassés dans des conditions précaires, les réfugiés congolais font face à une grave pénurie de nourriture, d’eau et de soins médicaux. La surpopulation et l’absence d’infrastructures adaptées accentuent leur détresse.
Dans la province de Rumonge, de nombreuses femmes ignorent la véritable signification de la Journée internationale des droits des femmes. Pour beaucoup, cette date se résume à une journée festive, une occasion de revêtir le « Kitenge » et de partager un verre. Certains hommes et femmes dénoncent les comportements jugés déplacés qui accompagnent parfois ces célébrations.
À Bubanza, de nombreuses femmes se retrouvent démunies après avoir été abandonnées par leurs maris. Cela est souvent lié à une mauvaise gestion des richesses familiales. Ce phénomène dit « Isizene » (qui vient de saison) impacte aussi les enfants qui sont contraints de quitter l’école. Des hommes dénoncent, eux aussi des violences conjugales.
Au Burundi, les personnes malvoyantes et aveugles rencontrent de nombreux obstacles tant dans leur parcours scolaire que dans l’exercice de leur droit de voter. L’absence de matériel didactique adapté et de bulletins en braille les empêche de garantir leur autonomie et d’accéder aux mêmes opportunités que les autres citoyens.
De nombreuses adolescentes tombent enceintes avant d’achever leur scolarité. Face à cette réalité préoccupante, éducateurs et associations redoublent d’efforts pour sensibiliser les élèves et enrayer ce phénomène qui menace l’avenir des jeunes filles.
Dans la province de Cibitoke, les femmes commerçantes subissent de plein fouet les conséquences de la pénurie des carburants. Les denrées alimentaires, autrefois transportées vers d’autres provinces, restent bloquées faute de moyens de transport. De plus, la quantité qui était destinée à l’exportation en RDC envahit également le marché local depuis la fermeture des frontières.
Les personnes atteintes d’albinisme font face à de nombreuses difficultés au Burundi : stigmatisation, discrimination et autres problèmes de santé liés à leur état physique. Anicet Bangirinama, représentant légal de l’association Albinos sans frontières (ASF) revient sur ces défis et plaide pour une meilleure inclusion des albinos dans la société.
Depuis le 6 janvier 2025, les stations-service sont presque totalement à court de carburants et particulièrement l’essence. Les coûts de transport ont explosé plongeant ainsi la population dans une situation de plus en plus difficile.
Le 9 janvier 2025, une délégation du ministère ayant les infrastructures dans ses attributions s’est rendue à Gasenyi pour rencontrer les propriétaires des parcelles concernées par le projet de délimitation du domaine présidentiel. Lors de cette réunion, il leur a été promis que les mesures définitives seront communiquées d’ici un mois. Malgré cette assurance, les habitants demeurent sceptiques.
La communauté Batwa de Muramvya s’efforce de bâtir un avenir plus prometteur. Dans la province de Muramvya, certaines familles ont bénéficié d’aides humanitaires qui leur ont permis de se construire des habitations plus dignes. Pourtant, l’absence de terres cultivables demeure un obstacle crucial à leur développement.
Éphraïm Nahimana, gouverneur de la province de Muramvya, assure que les jeunes des partis politiques cohabitent pacifiquement. Plusieurs témoignages confirment cette situation bien que des cas de stigmatisation aient été signalés par le représentant du parti Fraternité des Patriotes Ineza.
Filda Nahimana est cheffe de la colline Biganda en commune Muramvya de la province de Muramvya. Elle incarne le courage et la détermination. À 67 ans, cette veuve dégage une énergie surprenante pour son âge. Native de la commune Bukeye, elle nous raconte avec fierté son parcours impressionnant dans l’administration et dans les organes de prise de décisions locaux. Une vie marquée par la résilience et l’engagement.