A Rugari, province Muyinga, l’association « Kerebuka » possède une usine de fabrication du jus naturel d’ananas qui porte le même nom. Une avancée…
<doc1845|left>Actuellement, explique Juma Bizabishaka, président de l’association Kerebuka , nous avons déjà produit 1.200 bouteilles de jus d’ananas (50 casiers). Ce qui différencie leur jus d’autres est qu’il est naturel, donc ne contient aucun produit chimique : « Vous savez que les produits chimiques détruisent progressivement notre corps. » La qualité de leur jus a été authentifiée par le Centre National des Technologies Agro-alimentaires (CNTA) avant la vente.
Les 65 membres de Kerebuka possèdent 65,5 hectares de champs d’ananas. Ils n’ont pas encore eu de marché de vente de leur jus : « Nous le vendons à Muyinga, pour 500 Fbu la bouteille. »
L’argent issu des ventes est versé dans la caisse de l’association : « Si un membre tombe malade, par exemple, nous le faisons soigner et il ne rembourse pas l’argent utilisé. »
Des difficultés au début
L’association Kerebuka existe depuis l’an 2000 sous l’appellation de « Amajambere Adusage », à l’époque, selon Juma Bizabishaka. Ils étaient à 30 membres. Ils ont cultivé et développé l’ananas, en plus des bananerais, du maïs, etc.
En 2005, Kerebuka a sollicité l’appui de PRASAB (Projet d’Appui et de Réhabilitation Agricole) : « Nous lui avons demandé un financement pour la création d’une usine de transformation du jus d’ananas. PRASAB a accepté à une condition : passer de 30 à 65 membres. » Aujourd’hui, ils sont 26 femmes et 39 hommes, possédant tous des champs d’ananas.
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{« Naturel mais savoureux »… Selon un fonctionnaire de Muyinga, le jus fabriqué par Kerebuka est savoureux. Ses enfants l’adorent énormément. Pour lui, c’est un avantage, car il est moins cher que le jus habituellement vendu à Muyinga, dont les prix varient entre 800 Fbu et 2.500 Fbu la bouteille.}
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Les membres de Kerebuka ont eux-mêmes construit des bâtiments abritant leur usine en commune Rugari. PRASAB leur a fourni des équipements. « Nous nous sommes heurtés à un problème d’électricité », s’indigne le président de Kerebuka . PRASAB les a suggérés de construire une autre maison au chef-lieu de la province Muyinga avec son aide : « Malheureusement il n’a pas décaissé l’argent promis. »
Un autre bailleur, American Development Foundation (ADF), a octroyé de l’énergie solaire à Kerebuka, en commune Rugari. Il a aussi recruté des comptables et agronomes pour appuyer l’association. Cela fait une année 4 mois que nous travaillons avec ADF, raconte joyeusement le président de l’association.