« Le maintien du statut A de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme, CNIDH, va donner une image positive du Burundi », a déclaré le président de cette commission, Dr Sixte-Vigny Nimuraba, lors de la conférence de presse tenue ce mercredi 26 mars.
C’est après avoir été examiné par le sous-comité d’accréditation de l’Alliance globale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI) sur l’indépendance, la conformité aux principes de Paris et la capacité de la CNIDH à enquêter sur les violations des droits humains au Burundi que la décision de maintien de son Statut A a été prise ce mardi 25 mars 2025.
Pour Sixte-Vigny Nimuraba, la ré-accréditation au « Statut A » constitue une preuve tangible et un symbole important des efforts que fournit la CNIDH dans la protection et la promotion des droits de l’Homme au Burundi.
« D’abord, si le pays donne la possibilité et l’autorisation à une Commission des droits de l’Homme indépendante d’exercer les travaux de terrain et les moyens financiers et que cette commission maintient le statut A, c’est un bon signe. Vous entendez que le gouvernement va avoir une image positive », a-t-il fait remarquer.
Le président de la CNIDH a souligné que pour le moment, le Burundi préside les commissions des droits de l’Homme dans l’Afrique de l’Est et il fait partie du Comité directeur du réseau africain des institutions de droit de l’Homme.
Le droit à la parole recouvré
Le maintien du Statut A, poursuit-il, va permettre à la Commission de continuer à faire des présentations, à faire des déclarations, que ce soit au niveau national ou international. « Surtout en ce qui concerne les déclarations qui sont faites au cours du Conseil des droits de l’Homme qui se tient à Genève ou bien à New York. Mais aussi, le maintien du statut A rend la Cnidh éligible dans les organes qui dirigent les institutions des droits de l’Homme ».
Le président de la Cnidh, Dr. Sixte-Vigny Nimuraba a affirmé que le processus de réexamen a été une occasion d’apprentissage. Selon lui, la CNIDH mobilisera les multiples leçons qu’elle en a tirées pour davantage bien accomplir sa triple mission : la protection des droits de l’Homme, la promotion des droits de l’Homme et le rôle consultatif auprès des institutions sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme.
« La CNIDH réitère son engagement à travailler dans le respect de la loi et des valeurs de la Commission que sont l’indépendance, l’impartialité, l’objectivité, l’intégrité, l’équité et le professionnalisme ».
Le président de cette commission a enfin lancé un appel à tous les Burundais afin de travailler en synergie pour la consolidation de l’Etat de droit dans le respect des droits de l’Homme qui sont le socle de la démocratie, de la paix, de la cohésion sociale et du développement durable.
Signalons que le président de la CNIDH ne s’est exprimé que sur le maintien du Statut A de cette commission après sa mise en cause et une période de réexamen, une instruction de son chargé de la communication aux journalistes. Il s’est également exprimé sur les disparitions forcées mais le Dr. Sixte-Vigny Nimuraba n’a rien dit sur les récentes révélations et critiques sur la gestion de cet organe.
Je félicite la CNIDH pour l’évaluation réussie. Je crois que cette reconnaissance devrait nous pousser plus à une ouverture sur le travail des autres institutions des droits de l’homme. Que font réellement d’autres INDH des autres pays? Font-elles mieux que les autres?Dans tous les cas, les droits de l’homme sont un idéal ; un perpetuel chantier qui se construit du jour le jour. On ne peut que souhaiter à la CNIDH d’aller de l’avant.
Je ne comprends pas personnellement les critères sur lesquels se basent les organisations qui attribuent le Statut A aux Commissions Nationales des droits de l’homme. A mon avis, le CNDH ne mérite pas du tout le statut A, il mérite peut-être le Statut C à cause de ce Vigny Nimuraba qui pense que la gestion de cette institution est une affaire privée. En ce qui est de la protection des droits de l’homme, Vigny Nimuraba ne protège que les dirigeants de son parti le CNDD-FDD alors que ce sont ces derniers qui sont justement les auteurs des violations des droits de l’homme au Burundi. Le monde est à l’envers!!!!!!