• Le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Edouard Nduwimana est depuis ce lundi 21 novembre le nouvel Ombudsman de la République. 106 députés sur les 116 présents à l’hémicycle de Kigobe ont voté pour cet ancien ministre de l’Intérieur. 9 députés ont voté contre ce militant du Cndd-Fdd. Il y a eu une abstention.
«Il n’y a pas grand-chose à attendre de cet homme politique. Quand il était ministre de l’Intérieur, il s’est illustré dans la division des associations et des partis politiques dont celui d’Agathon Rwasa qui partage la même table avec lui à l’Assemblée nationale. On le remercie pour ses œuvres», s’indigne Vital Nshimirimana, président du Forsc, aujourd’hui en exil.
Ce n’est pas l’avis d’Abel Gashatsi, l’actuel président de l’Uprona reconnu par le ministère de l’Intérieur. Selon lui, il faut que le nouvel Ombudsman soit à l’écoute de tous les burundais sans distinction. «A l’Uprona nous saluons cette élection. Même s’il est issu du parti au pouvoir, il doit se surpasser et traiter toutes les doléances sans parti pris. Il y a eu par le passé des accusations de la part des militants de certains parti qui s’estimaient lésés, il ne faut pas le juger pour ses actions passées, attendons voir ce qu’il va réaliser».
«Les députés ont élu une homme qui va mettre en avant les intérêts de leur parti et non les desiderata du simple citoyen. Il n’est pas indépendant, loin de là. C’est un militant zélé. Il ne pourra par exemple entreprendre des actions pour la réunification des membres partis politiques qu’il a divisés», déplore Tatien Sibomana, porte-parole de l’Uprona non reconnu par le pouvoir.
• Le président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Pascal Nyabenda demande à l’Eglise catholique d’user de son statut et de son ascendant moral pour convaincre les réfugiés burundais qui ne se reprochent de rien, de regagner le bercail. Cet appel a été lance ce dimanche 20 novembre à l’occasion de la fête du Christ Roi. «Avec une même vision, les partenaires au développement pourraient infléchir leur tendance», a-t-il indiqué.
Les Hommes d’Eglise quant à eux ont rétorqué qu’il y a encore à faire pour que les gens partis en exil puissent rentrer. «Il faut que les gens apprennent à se dire la vérité, fassent un pas sur le chemin de la réconciliation au lieu de se diaboliser. Il faut qu’ils fassent preuve de tolérance et acceptent de se parler sans faux-fuyant », a lancé Mgr Gervais Banshimiyubusa, président de la Conférence épiscopale du Burundi.
• La santé du gardien de la tradition sacrée des tambours, Antime Baranshakaje, se dégrade depuis sa fracture au niveau de la hanche. La famille de cet octogénaire crie au secours.
«Son opération en Inde ou au Kenya pour la pose d’une prothèse demande plus ou moins 15 millions de Fbu et on n’a pas cette somme même si on vendait tous nos biens», lance Zacharie Nizigiyimana, son fils aîné.
«Il faut que le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ou tout autre bienfaiteur fasse quelque chose pour sauver mon père, au vu de son sacrifice pour les tambours burundais aujourd’hui inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco», appelle-t-il.
Antime Baranshakaje qui a commencé à jouer du tambour à 3 ans se déplace aujourd’hui en chaise roulante. «La nuit tombée, son calvaire commence, il se tord de douleur et se met à crier implorant de l’aide. Il ne parvient plus à dormir. Son visage est enflé. Son sourire édenté d’antan a fait place à une mine maussade», lâche son fils aîné, impuissant face au mal qui ronge son père.